Le point sur le cholestérol

18 février 2015 3 Par Delphine Guilloux

cholestérol

Après le grand débat sur le cholestérol qui a remué le corps médical, il est temps de faire le point : le cholestérol est-il une maladie ?

1) Le cholestérol est bon pour la santé

Et oui ! Contrairement à ce que l’on peut penser, le cholestérol est une des molécules les plus importantes du corps humain : elle est indispensable à la fabrication des cellules, ainsi que pour produire des hormones vitales comme les hormones du stress et les hormones sexuelles, ainsi que la vitamine D.

De plus, le cholestérol est indispensable pour digérer les graisses : il entre dans la composition des acides biliaires, fabriqués par le foie.

Il est enfin vital pour le cerveau, permettant à la mémoire de fonctionner : les personnes qui manquent de cholestérol, et les personnes qui font baisser artificiellement leur taux de cholestérol avec des statines (médicaments) ont des problèmes de mémoire (Dr John Briffa « For the cholesterol truth »), un risque plus élevé de diabète, et de dépression !

2) Evaluer votre risque cardiaque : les analyses pertinentes :

Aujourd’hui, le corps médical sait que pour évaluer un risque de maladie cardio-vasculaire, il ne suffit pas de mesurer le taux de cholestérol présent dans l’organisme.

Il est nécessaire de faire des analyses plus complètes :
• Le Niveau de triglycérides : bien qu’un taux de 2 g par litre soit considéré officiellement comme acceptable, les experts s’accordent à dire qu’un taux de triglycérides qui se rapproche de 1,5 g/l indique déjà un très mauvais état de santé cardiovasculaire. Idéalement, le niveau de triglycérides devrait toujours être inférieur à 1,2 g/l.
• Ratio HDL/cholestérol : le niveau de HDL (dit « bon » cholestérol), est un facteur prédictif du risque cardiaque. Il faut diviser simplement le taux de HDL par le taux de cholestérol total. Le pourcentage doit idéalement être supérieur à 24 %.
• Ratio triglycérides/HDL : idem avec le ratio de triglycérides par rapport au HDL. Le ratio doit être inférieur à 2.
• Le taux de sucre sanguin à jeun (glycémie à jeun) : les études montrent que les personnes qui ont une glycémie à jeun de 100-125 mg/dl ont presque 300 % de risques en plus de maladie cardiaque coronaire (artères qui irriguent le cœur) que les personnes qui ont moins de 79 mg/dl [4].
• Taux de fer : le fer en excès dans le corps est une source majeure de stress oxydatif. Trop de fer (taux de ferritine supérieur à 200 ng/ml) peut abîmer la paroi des artères et augmenter le risque d’accident cardiovasculaire. Le moyen le plus simple de réduire le taux de fer est alors de pratiquer le don du sang ou de prendre du zinc en oligo-élément. Si le taux est particulièrement élevé, il faut consulter un hématologue, cela peut être le signe d’une hémochromatose, une maladie génétique.

3) Les moyens naturels pour réduire le risque cardiovasculaire

Si ces taux sont mauvais, pas de panique, il est toujours temps de les corriger en modifiant son hygiène de vie :

• Remplacer la nourriture industrielle, transformée, artificielle, par des aliments entiers, frais, cuisinés au minimum, et si possible bio et cultivés localement.
• Éviter les produits allégés et augmenter la consommation de graisses bonnes pour la santé : avocat, poissons gras, œufs bio entiers, beurre de vaches de pâturage, graisse de noix de coco, huile de noix extraite à froid, fruits à coque (noix, amandes, noisettes…) non grillées et non salées, huile de colza bio ou d’olive ; veiller au ratio oméga-3/oméga-6, qui doit être entre 1 pour 1 et 1 pour 5, mais certainement pas 1 pour 20 ou 1 pour 30 comme c’est en général le cas dans l’alimentation occidentale actuelle.
• Optimiser les apports de calcium, magnésium, sodium et potassium en mangeant des légumes bio, crus et/ou cuits tous les jours.
• Surveiller le taux de vitamine D. Préférer si possible l’exposition au soleil. Le niveau optimal de vitamine D est atteint en s’exposant chaque jour 15 à 20 minutes sur au moins les trois-quarts du corps ; En hiver, supplanter sous forme de vitamine D3 (lanoline de mouton) : 4 gouttes / jour pour un adulte (2 pour un enfant), de octobre à avril.
• Arrêter le tabac et l’alcool. Toutefois, il est conseillé de boire un verre de vin rouge par jour ; éviter les vins sucrés, cuits, liqueurs et alcools forts.
• Faire de l’exercice physique régulièrement : il s’agit là de la façon la plus sûre et la plus efficace de prévenir et traiter les maladies cardiaques.
• Veiller à une bonne hygiène dentaire et buccale : une dent morte (dévitalisée), la plaque dentaire (bactéries autour des dents et sur la gencive), des gencives enflammées (rouges) sont associées à un grand nombre de maladies dont les maladies cardiaques. Dans une étude de 2010, les personnes présentant une mauvaise hygiène de la bouche avaient 70 % de risques de développer une maladie cardiaque par rapport aux personnes qui se brossaient les dents deux fois par jour (Etude – Scottish health survey).
• Eviter les statines, même naturelles (type levure de riz rouge), qui font baisser le taux de cholestérol artificiellement, sans effort, mais avec des risques de nombreux effets indésirables. Si vous devez prenez un traitement à base de statines, prenez absolument aussi du CoQ10, un coenzyme très important pour l’énergie cellulaire, et dont la fabrication est également bloquée par les statines qui ne font pas qu’empêcher la fabrication de cholestérol.
• Pour réduire le niveau d’insuline, adopter un régime à index glycémique bas, c’est-à-dire des aliments qui ne font pas trop rapidement monter le taux de sucre sanguin : patates douces plutôt que pommes de terre, miel plutôt que sucre, légumineuses (pois, haricots, fèves) plutôt que céréales. Il existe des tableaux des aliments à IG bas sur internet.

Des cures de plantes comme l’olivier, le bouleau, l’amandier, ou le tilleul sous forme de gemmothérapie (bourgeons de plantes), associées avec de l’huile essentielle de romarin seront bénéfiques pour le cholestérol, ainsi que du CoQ10 et du policosanol (molécule issu de la canne à sucre) que l’on trouve sous forme de compléments alimentaires.